dimanche 28 mai 2017

chrétiens au Proche-Orient - courrils à l'Elysée du 8 Novembre 2010 à ce jour . dimanche 28 Mai 2017



Le 28/05/2017 à 18:36, Bertrand Fessard de Foucault a écrit au conseiller diplomatique du Président de la République :

Cher ... ,
l'attentat du 26 Mai - coincidence avec Taormina, les records de migrants naufragés vers nous et cet énième attentat contre des Coptes...
Il y a une percée conceptuelle à faire, au Conseil de sécurité, et qui ferait mieux, que des agendas banaux de rencontres "au sommet", l'entrée véritable du Président sur la "scène internationale".  Exactement comme le furent les tribunaux de 1945-1946 pour crime contre l'humanité, puis l'institution de la Cour pénale internationale et les différentes poursuites pour génocide.
Que les Nations Unies se donnent compétence pour protéger des minorités ou communautés (d'idées, de modes de vie, de convictions religieuses, de races) qui ne sont pas organisées étatiquement et donc pas sujets en tant que telles du droit international. Mode de saisine, modalités d'intervention à définir. Mais principe et compétence à faire admettre.
Je l'ai déjà suggéré à l'Elysée pendant la mandature de Nicolas Sarkozy, puis celle de François Hollande : les Rroms, le chrétiens d'Irak, maintenant les Coptes.
Chaleureuses pensées.
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----- Original Message -----
Sent: Friday, July 25, 2014 8:07 AM
Subject: les chrétiens du Proche-Orient et la fille aînée de l'Eglise

Cher ami, Monsieur le Secrétaire général,
 vous savez la situation à Mossoul et pour l'ensemble des chrétiens au Proche-Orient, sans oublier le Nigéria ou le Pakistan. Vous savez aussi que beaucoup de Français sont aujourd'hui spécialement en prière et en jeûne pour cette cause qui nous impose communion. Cela d'ailleurs à la veille, à un ou deux jours près, de la fin du Ramadan.
 Tant qu'une question n'est pas réglée - vous le savez aussi d'expérience, et plus encore là où vous êtes - elle se repose.
 Voici ce que je suggérais il y a quatre ans à vos prédécesseurs. Je crois que c'est faisable, je crois que ce serait efficace, se combinerait très bien avec les différentes démarches pour Gaza, je crois que cela aurait un très grand retentissement tant chez les praticiens des relations internationales que dans les opinions populaires, dans les âmes. Le Président s'y affirmerait dans un domaine qui n'est pas celui de la langue de bois ou de la prudence. Et à la veille des nouvelles manifestations.
 Espérant " prêcher un convaincu ", voici.

----- Original Message -----
Sent: Monday, November 08, 2010 1:01 PM
Subject: la fille aînée de l'Eglise et les chrétiens d'Irak et de tout le Proche-Orient
 Cher ami,
 ces communautés (ethniques ou de moeurs, vg. nos Roms et gens du voyage - ou religieuses, spirituelles) et minorités qui n'ont pas d'expression étatique... besoin criant d'une protection.
 Les chrétiens, en ce moment au Proche-Orient. Le Vatican n'est qu'observateur aux Nations Unies. Hors le truchement médiatique, il n'a pas la possibilité de saisir le Conseil de sécurité.
 Fille aînée de l'Eglise, la France le peut.
 Débat qui situerait aussi l'enjeu et le besoin d'autorité morale que les grandes religions et les grandes familles spirituelles peuvent et devront - vraiment - constituer collectivement, par leurs adeptes comme par leurs dirigeants. Les points de contact entre Bible et Coran, et plus encore entre gens d'expérience du spirituel et de la pratique de la prière, sont nombreux. La religion au lieu d'être faiseuse ou prétexte de terrorisme, peut être lien et fondation. Le Proche-Orient au lieu d'être la boîte aux chagrins peut être école de partage (territoires, ressources, legs scripturaires). Le terreau et les outils existent donc. Il manque le politique, le juridique, la prise en charge, le cadre...
 Dans l'immédiat, le débat poserait la question des minorités en tant que telles et de leur protection : des Arméniens à la shoah, aux Roms et tziganes, de ceux qui veulent pratiquer leur langue, nos Basques et nos Corses... il y a une immense recherche d'Etat à initier.
 L'urgence montrée par les massacres en Irak et par un climat de tension - qui risque de ne conduire qu'aux exodes (la désertion des chrétiens au Liban a des conséquences géo-stratégiques immenses depuis la guerre civile, et la francophonie bien entendu y perd).
 Soyons grands et volontaires. Etudier la faisabilité d'un tel recours - dans l'urgence - et avec si possible un partenaire arabo-musulman (à l'instar du "ticket" franco-tunisien pour parrainer l'admission il y a cinquante de "notre" Mauritanie). Ce serait une jurisprudence et nous l'aurions ouverte dans la ligne de notre inspiration, parfois mot à mot pour la Déclaration universelle des droits de l'homme (Cassin, Hessel, d'autres... Décembre 1948).
8 . 18 . 30 Novembre 2010
courriel au directeur du cabinet du président de la République et au chef du du cabinet du Premier ministre au sujet de
la France fille aînée de l’Eglise
et les chrétiens d’Irak & de tout le Proche-Orient
 ----- Original Message -----
Sent: Monday, November 08, 2010 1:01 PM
Subject:  la fille aînée de l'Eglise et les chrétiens d'Irak et de tout le Proche-Orient
 Cher ami,
 ces communautés (ethniques ou de moeurs, vg. nos Roms et gens du voyage - ou religieuses, spirituelles) et minorités qui n'ont pas d'expression étatique... besoin criant d'une protection.
 Les chrétiens, en ce moment au Proche-Orient. Le Vatican n'est qu'observateur aux Nations Unies. Hors le truchement médiatique, il n'a pas la possibilité de saisir le Conseil de sécurité.
 Fille aînée de l'Eglise, la France le peut.
 Débat qui situerait aussi l'enjeu et le besoin d'autorité morale que les grandes religions et les grandes familles spirituelles peuvent et devront - vraiment - constituer collectivement, par leurs adeptes comme par leurs dirigeants. Les points de contact entre Bible et Coran, et plus encore entre gens d'expérience du spirituel et de la pratique de la prière, sont nombreux. La religion au lieu d'être faiseuse ou prétexte de terrorisme, peut être lien et fondation. Le Proche-Orient au lieu d'être la boîte aux chagrins peut être école de partage (territoires, ressources, legs scripturaires). Le terreau et les outils existent donc. Il manque le politique, le juridique, la prise en charge, le cadre...
 Dans l'immédiat, le débat poserait la question des minorités en tant que telles et de leur protection : des Arméniens à la shoah, aux Roms et tziganes, de ceux qui veulent pratiquer leur langue, nos Basques et nos Corses... il y a une immense recherche d'Etat à initier.
 L'urgence montrée par les massacres en Irak et par un climat de tension - qui risque de ne conduire qu'aux exodes (la désertion des chrétiens au Liban a des conséquences géo-stratégiques immenses depuis la guerre civile, et la francophonie bien entendu y perd).
 Soyons grands et volontaires. Etudier la faisabilité d'un tel recours - dans l'urgence - et avec si possible un partenaire arabo-musulman (à l'instar du "ticket" franco-tunisien pour parrainer l'admission il y a cinquante de "notre" Mauritanie). Ce serait une jurisprudence et nous l'aurions ouverte dans la ligne de notre inspiration, parfois mot à mot pour la Déclaration universelle des droits de l'homme (Cassin, Hessel, d'autres... Décembre 1948).

----- Original Message -----
Sent: Thursday, November 18, 2010 9:21 AM
Subject: Fw: la fille aînée de l'Eglise et les chrétiens d'Irak et de tout le Proche-Orient
 Je me permets d'insister, d'autant que le Pape - évoqué par le Président avant-hier soir - avait remercié la France pour ce qu'elle fait au bénéfice des chrétiens dans le monde.
  ----- Original Message -----
Sent: Tuesday, November 30, 2010 9:26 AM
Subject:

maintenant - Fw: la fille aînée de l'Eglise et les chrétiens d'Irak et de tout le Proche-Orient
Cher Directeur, l'entretien de Michèle Alliot-Marie avec le pasteur des chrétiens  d'Irak est bien, certainement informatif, mais il n'est pas une action - je me permets d'insister sur la percée conceptuelle, institutionnelle et politique que représenteraient - de la part de la France - une intervention en Conseil de sécurité et notre insistance pour porter la question religieuse au Proche-Orient au Conseil de sécurité. Cela débriderait énormément de plaies, ferait avancer partout les droits de l'homme et, avec l'intelligence et le savoir-faire dont nous pouvons être capables sur le terrain, nous ferait approcher des alliés potentiels pas seulement auprès d'autorités morales musulmanes mais d'Etats de bonne volonté, sans doute la Jordanie. Le Pape recevant bientôt des responsables religieux israëliens poussera évidemment à la roue. Là, nous avons prise... alors que la gloire du G 20 sera fumée sinon catastrophe diplomatique.
 Je vous reverrai avec très grand plaisir et intérêt, si vous le souhaitiez : les temps méritent à tous égards quelque réflexion et à plusieurs on réfléchit mieux que seul, et les critiques de très longue date (depuis 1969, dans mon modeste cas) peuvent parfois dépayser plus que les auto-étiquetés "ami du Président" : je pense notamment à quelqu'un qui a su couler tout ce qu''il a approché en conseils vénaux. Mais je suppose qu'il n'est pas seul de son espèce dans vos allées. 
 Chaleureusement.



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